Les cent allures d’une mère sans allure!!!
Comment survivre (ou périr) à la vie de famille... Confidences, trucs et crises d'une mère extraordinairement ORDINAIRE!!!
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Publié le mercredi 19 novembre 2008

Mercredi 19 novembre 2008

Au bout du bouleau.

L’allergie au bouleau est une sournoise ennemie.  Je la traîne dans mes bagages depuis ma naissance, peut-être, sans me douter des ravages qu’elle voudrait bien me causer dans la trentaine.  Très jeune, je savais déjà que je manifestais une intolérance minime à l’orange et à la tomate.  Mais à l’époque, qui aurait pensé que cette intolérance était plus que ça? 

 

Peu importe l’air que je respire, qu’il soit en canne ou libre.  Peu importe de quelle planète peuvent bien venir les gens avec lesquels j’aime rire à en brailler ou j’aime brailler à en rire.  Peu importe ce que j’aime bouffer.  Peu importe les choses que je touche, que je bouffe, que je casse ou que je répare.  Tout tout tout, absolument tout autour de moi est contaminé par le bouleau.  Tout. 

 

Comment affronter cette allergie?  Arrêter de respirer pour fuir le méchant bouleau?  Ou plutôt m’armer intérieurement et foncer droit devant sur l’allergène en cause?  Deux docs.  Deux façons de voir LA chose.  L’allergologue de l’hôpital me prendrait pour une étrange samouraï, assez folle, si elle savait comment je pense.  Mais les absents ont toujours tort (Femme Libre, aidez-moi!) et la jolie dame est en congé de maternité pour 11 mois encore.

 

J’ai le temps de crever.

 

Mais comment m’empêcher de manger la totalité des fruits et des légumes sous leur forme première, moi qui prêche à qui veut l’entendre l’importance de dévorer les richesses que nous offre Gaïa sans tout gâcher par la transformation en usine?  Manger des pêches en conserves?  Faire cuire mes pommes?  Mes oranges?  La banane encore à peine mure que je roule dans le germe de blé, truc extra que j’ai appris de ma fille, croyez-moi ou non!  Faire cuire ma banane?  Manger mes carottes cuites?  Mes tomates cuites?  Tous les légumes que j’aime tant absolument cuits et insipides? 

 

Et quoi encore? 

 

Faudrait aussi que je m’abstienne de chesser mon linge sur la corde, de respirer l’air extérieur, de marcher au grand air, d’ouvrir mes fenêtres pour profiter du beau temps…Devrai-je me laver les mains après avoir toucher au manteau de ma fille parce qu’il sera contaminé du méchant pollen-qui-peut-me-tuer-mais-je-ne-suis-pas-certaine-encore?

 

Avant de penser qu’il peut me tuer… Faut que je passe le test d’allergie à nouveau.  J’ai appris hier qu’une clinique privée offre au gens de passer le test… à 12 minutes chrono de chez moi.  Genre.  Alors pourquoi m’envoyer… à 2h30 minutes de chez moi, genre? 

 

Genre que j’ai perdu foi en la médecine depuis quelques années déjà pour x et y raisons.  Ne me vantez plus des miracles de la médecine, je suis une sceptique non confondue.  Alors que j’étais au bout du rouleau pour une douleur chronique et aiguë qui m’empêchait même de respirer (oh mais!  C’est pratique, ça, de ne plus respirer quand on est allergique au bouleau!  Ah oh uh eh!) j’ai enfin su pourquoi je souffrais ainsi et comment ne plus souffrir sans médicament... depuis que j’ai surmonté une veille peur inquisitrice et sans fondement des docteurs en chiropratie.  Même chose pour Roméo, qui souffrait tout seul dans son coin, sans aide et sans ressource depuis son accident de voiture…

 

Le scepticisme.  Ça me rappelle SIM, ça.  Est-ce le meilleur angle sous lequel je devrai aborder le problème?  Dois-je agir de suite en victime et éviter tout ce qui peut me tuer, éventuellement, probablement, peut-être ou inévitablement?  Oui, dit mon allergologue.  Non, dit mon chiropraticien.  Je ne pourrai pas éviter le bouleau, à moins de cesser de vivre.

 

Qu’est-ce que j’ai fait pour en arriver à ce point triste et pathétique de ma vie?  Suis-je si pire que les autres?  Si stressée, si négative, si si ou si ça?  Je fais de gros efforts.  Je ne suis pas parfaite, mais j’suis pas si tant pire que ça, me semble, pour mériter un tel sort. 

 

J’ai beau faire mon examen de conscience, je ne suis pas malheureuse et je surmonte les obstacle en me faisant sécher les dents, le sourire étiré jusqu’aux oreilles.  Même quand on me piétine, même quand on m’écrabouille, je me relève.  Je fais du yoga.  Plus aussi souvent depuis quelques semaines, mais j’essaie de respirer à fond dès que j’y pense. Alors il se cache où, le problème? 

 

Suis-je tant que ça à côté de la traque au point de ne pas me rendre compte de ce qui cloche?

 

par petite fadette | le 2008-11-19 09:02:28 | PERMALIEN
| Petite Perdue




7 Commentaires :

Commentaire écrit le dimanche 23 novembre 2008 à 14:09:11 (lien)
Petite Fadette
Ah ah ah ah ah ah ah ah!


Commentaire écrit le samedi 22 novembre 2008 à 20:46:39 (lien)
Inter-note
Désolée, mais je donne seulement les avis qu'on ne me demande pas.

Donc.

Si tu n'aimes pas qu'on te prenne pour une niaiseuse arrête de naiser les autres, si tu veux te débarrasser de la paranoïa débarasse toi des habitudes de visages à deux faces. Si tu ne veux pas qu'on te prenne pour une lâche, arrête de frapper cachée derrière un ordinateur des gens qui ne t'ont rien fait. Si tu ne veux pas qu'on bafoue ta vulnérabilité arrête de bafouer celle des autres. Si tu veux vivre dans le malheur, vois le mal partout, ou sinon crée le, écoeure le plus de gens de bonne volonté possible qui écrivaient sur ton blog parce qu'il le trouvait sympathique. On ne sait jamais quand on aura besoin d'un bon ennemi dans la vie. C'est pratique. Bref, si tu veux que les gens te respectent agis en personne respectable.

Décide de tes priorités, agis en conséquence, fais ce que tu as à faire au lieu de parler, ça rapporte gros.

À propos de se message tape une grosse crise de nerfs et joue à la victime fais-toi plaindre par tout le monde ça attire la sympathie à court terme, la pitié à long terme, et surtout : ça fait faire des grosses crises d'urticaire.

:-)


Commentaire écrit le vendredi 21 novembre 2008 à 08:25:55 (lien)
Petite Fadette
Bon! J'ai p't'etre un probleme de kundalini, la! Si ca continue d'meme, j'vais devenir hypocondriaque! Est-ce qu'un vaccin existe, docteur note?


Commentaire écrit le vendredi 21 novembre 2008 à 08:21:57 (lien)
Petite Fadette
Femme Libre, la yogi, la, qui écrit un blogue fabuleux!


Commentaire écrit le jeudi 20 novembre 2008 à 16:37:50 (lien)
Inter-note
Oui, un Yoga mal fait, en effet, c'est pas conseillé, mais je ne parlais pas de ça. Je parlais de l'effet que le yoga fait.

Je vais faire court, là. En Inde dans le temps, le yoga était pratiquer pour éveiller la kundalini - une énergie corporelle puissante. En faisant du yoga on joue avec cette énergie là, ce qui n'est pas mal en soi, mais qui peut parfois avoir des effets indésirables, si il y a des perturbations quelconques ailleurs dans le corps. Comme il vaut mieux, par exemple ne pas courir sur... un pied (!) dont la cheville est foulé pour un temps. Tu vois?

Femme libre, femme libre...Attends.

FEeeeeEEEEMME LIIIIIiiiBRE!!! HeeEEEEllooo DU MOULIN!!?!!!!


Commentaire écrit le jeudi 20 novembre 2008 à 10:19:17 (lien)
Petite Fadette
T'es allergique au boulot? Peut-etre que c'est au non-boulot que je suis allergique. Qui sait? Arreter comme ca notre course folle pendant plus de 5 ans, ca peut donner le mal de coeur, non?

Tu crois que le yoga pourrait empirer le probleme? C'est vrai qu'un yoga mal fait... Mais t'inquiete! Le yoga est beaucoup plusse qu'une simple pratique pour me détendre! J'ai noté ses puissants effets, tant sur le physique que sur le mental. Étonnant! N'empeche que je vais tenir compte de ton commentaire. Femme Libre, aide-moi!


Commentaire écrit le jeudi 20 novembre 2008 à 10:12:01 (lien)
Inter-note
Aille. Moi, c'est au boulot que je suis allergique. Et moi aussi, à moins de mourir je ne peux pas l'éviter.

Bon. C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle, on le sait déjà.

Fadette, perso, je crois que tu es au prise avec la pire chose au monde : des problèmes de santé. Le reste c'est toujours du chialage plus ou moins pour rien. Mais pas ça.

Vivre quotidiennement avec des douleurs, surtout chroniques, et avoir des allergies c'est pas la joie. Appelons un chat un chat. (Non, doux minou, je ne dis pas ça pour toi - horrible chat des neiges).

Perçu comme un ennemi, la douleur et les inconforts qui perdurent rendent agressifs et si les gens retournent l'agressivité contre eux-mêmes, ils deviennent dépressifs.

L'agressivité c'est nécessaire pour se sortir de son problème. Lâche pas, frappe sur le problème, pas sur toi.

Pour finir : observe si tes postures de yoga t'aident ou te empirent les affaires, parce que le yoga a un effet puissant sur le corps, c'est pas seulement une gymnastique douce pour se détendre comme le pense les occidentaux qui l'ont importé de l'Inde ancienne.


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