La vie, cette magicienne.
J’avais le goût de profiter de l’accalmie matinale, accalmie théorique, évidemment, puisque la cuisine est en bordel, le plancher que je lave une fois par jour crotté rare, ma tignasse échevelée, un Chenapan qui essaie de faire un casse-tête pour ME casser la tête, et une Enfant du Siècle qui pleurniche son malheur, demandez-lui lequel car moi-même je l’ignore, en regardant un épisode désuet mais tellement coooollll du « Petit Castor ».
J’avais le goût, donc, de profiter de l’accalmie matinale pour écrire. Mais ne voilà t-il pas que ma connexion est caputte, morte, en vacances, ou en tout cas évaporée dans le paysage. De quoi afficher l’avis de disparition sur les boites de lait de soya. Sans ma connection internet, je ne suis rien. Ou presque rien. Une poussière de Fadette perdue quelque part dans un p’tit coin creu du Saguenay, entre les Monts-Valins et les Laurentides. Pas de voiture, pas d’amis, pas de famille. Et maintenant… plus de connexion internet. Misère!!!
Allez allez! C’est le moment parfait pour pleurer sur mon sort.
N’en faites absolument rien.
Je vous le jure.
Mais pas d’internet, je fais dure. C’est ma drogue. Ma cigarette matinale. Ma patch anti-déprime, anti-solitude, anti-tout. C’est ici que je fais les plus belles rencontres, car même virtuelle, une rencontre vaut pour moi ce qu’elle vaut. Pourquoi dévaloriserait-on les rencontre virtuelles? Elles représentent pour moi, et c’est l’expérience qui s’exprime, ici, mes plus belles découvertes humaines. Émotionnelles. Amicales. Amoureuses.
La panique générale quand j’ai laissé mon premier amoureux parce que j’ai été frappée en plein cœur par un total coup de foudre virtuel intense qui s’est concrétisé au bout de quelques jours et qui a duré 2 ans.
« Elle est folle. Elle risque sa peau. Elle va se faire tuer. »
L’effet fut atténué lorsque j’ai rencontré Roméo, une nuit de janvier, alors que, blasée par beaucoup de chose, et blasée par moi-même, j’allais fermer mon ordinateur.
« Coucou. Ça va? Tu as lu ma fiche? »
Et bla bla bla. La machine est partie pour… ça dure depuis 7 ans maintenant. 1 appartement, 2 maisons, une nouvelle région et 2 enfants plus tard, la machine brasse son affaire encore.
Rencontrer son mec sur internet ou au coin de la rue… à l’ère du cyberespace, qu’est-ce que ça peut bien changer, dites-moi? En quoi cette rencontre aurait moins de valeur si j’ai la chance inouïe de tomber (Pafff) sur la bonne personne en un clic de souris? Et puis, pour les ceuzes qui me connaissent bien, vous savez que je ne crois pas au hasard. Il faut savoir évoluer. Notre ère un peu flyé nous permet maintenant de vivre autrement. Et le virtuel, souvent, se montre plus concret que le concret lui-même. Plus intense, plus réel, surtout lorsqu’il se transforme en concret.
Parce qu’il faut croire à la magie
par petite fadette | le 2009-07-03 13:22:54 | PERMALIEN
| Ainsi va la vie qui va